![]() Le NOCTAMBULE - Un jeu de rôle dans les mondes d’Howard Phillips Lovecraft - |
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La boutique d’Antiquités(plan de la boutique à réaliser)
La mort d’HaringtonLa scène qui suit peut avoir lieu juste après la découverte du Noctambule par les PJs, si vous désirez un début de scénario rapide. Mais il serait intéressant de creuser les rapports entre les PJs et Harington, au point même qu’ils se rendent dans sa boutique et que ce dernier leur montre la Main d’Argent. Pour ce faire, reportez-vous à l’annexe générale de la première campagne (Le Noctambule) pour une description complète de la Main, dans le chapitre consacré aux Sept Objets d’Ali. Enfin, pour établir une rencontre avec Harington en plein jour et assister à la scène qui va suivre, il faut passer une deuxième nuit au Noctambule. Harington habite au 132 bis, Burmingham Street. Les personnages peuvent y observer la scène suivante, car son bureau et la boutique donnent sur la rue. Par chance, l’immeuble faisant face à la boutique est désaffecté. Il fournit un poste d’observation idéal et permet de voir ce qui se passe à l’étage. Les investigateurs peuvent ainsi observer la scène du premier étage, s’ils en ont la présence d’esprit. Il est difficile pour les joueurs de pénétrer à l’intérieur de la boutique, une grille protège des intrus. La nuit est froide. Il bruine et seuls quelques becs de gaz éclaire la rue d’une lueur tremblotante. Harington apparaît, comme surgit de nulle part, au beau milieu de ce décor. Arrivé devant sa porte, Harington entre précipitamment pour fermer à clef derrière lui. Il jette un coup d’œil dans la rue au travers de la vitrine puis, lumières éteintes, il disparaît à l’intérieur. Par le biais de cette même vitrine, les joueurs bénéficient d’un spectacle qui ne devrait pas les décevoir. Dans l’arrière boutique, éclairé par une simple chandelle, Harrington saisit un grand écrin de velours duquel il extrait un coffret de bois d’une quarantaine de centimètres. Il l’ouvre. A l’intérieur, une grande main d’argent (gauche ou droite ?), d’où émane une lueur verdâtre. D’un réalisme troublant, bizarrement osseuse, elle semble agripper le vide de ses ongles effilés. Le regard d’Harrington est emplit de démence et son visage arbore un ignoble rictus. Il fixe un coin sombre de la petite pièce.
Il laisse tomber la Main d’Argent et disparaît un instant, avant de réapparaître tenant une petite chauve-souris. Cette fois-ci, Harrington est terrorisé. Il remet la Main dans son coffret, glisse le tout sous sa veste, et monte au premier étage. Il se jette sur son bureau et commence à rédiger une lettre. Il se retourne. Puis, pris de terreur, il range la feuille dans un tiroir. Il recule vers la fenêtre et se met à hurler.
La Main d’Argent produit une substance noir qui s’écoule de son extrémité. Un corps, dans le prolongement de la Main prend forme rapidement. L’être, d’une noirceur extrême qui absorbe en partie la lumière émise par la lampe à pétrole, tend un bras démesuré et étrangle l’antiquaire de sa main d’argent. Il le jette ensuite au travers de la fenêtre. Un instant plus tard, Harrington gît mort, désarticulé, sur le sol. Au premier étage, la lumière s’éteint. Son hurlement, suivi d’un pluie de débris de verre s’éparpillant sur le bitume, a réveillé le voisinage. Des fenêtres s’illuminent, des silhouettes se détachent sur les pas de porte. Les investigateurs peuvent être les premiers sur les lieux mais plusieurs voisins sont bientôt sur place. Toutefois, si un des personnages se fait passer pour un journaliste ou un enquêteur, il peut toujours essayer de forcer le passage pour entrer dans la maison de l’antiquaire afin de récupérer la lettre et la Main. La police (ce sera le FBI dans le cas où un joueur serait policier) arrive au bout de dix minutes (exceptionnel). L’inspecteur James Richardson est à leur tête. Il recherche des pistes pouvant le mener à Carl Weizmann, un notaire (celui d’Harington) soupçonné de meurtre. Si les PJs se ruent à l’étage, ils peuvent lire les derniers mots d’Harrington inscrits sur la lettre. Mais même plus tard, cette lettre sera disponible dans ce même tiroir où Harington l’a laissée. Il faudra juste briser quelques scellés. Ils peuvent trouver dans un tiroir de son bureau un livre de compte de la boutique ainsi qu’un avertissement similaire à celui que les PJS ont découvert cloué sur leur porte. Il n’y a aucune trace de l’étrange sculpture. S’ils n’ont pu y accéder les premiers, il leur sera nécessaire de corrompre un agent de police. L’unique chance de dérober la Main d’Argent à Harington se présente avant que l’antiquaire ne soit agressé par Ali, au cours de la journée du 24/09. La lettre d’Harington(d’une écriture tremblante)
Boston, le 25 septembre, 2h du matin.
Le cahier de compte(Pièce à conviction) 15 Juillet 1920
23 Juillet 1920
11 Août 1920
15 Septembre 1920
21 Septembre 1920
Glissée dans ce cahier, une lettre dans son enveloppe datée du 10 septembre provenant de Provins, en France. Un certain Armand de Champagne demande à Harington de ne pas vendre la Main d’Argent avant d’avoir eu de ses nouvelles. Sans véritablement se présenter, il se propose d’acheter la Main au prix qu’Harington fixera. Il lui fixe d’ailleurs un Rendez-vous à la boutique pour le 25 septembre, à 14h. La bibliothèque(Il faudra un peu plus de temps) Hormis de nombreux ouvrages sur l’art de différentes périodes et autres lieux, on y trouve un ouvrage du professeur Silvens, directeur de recherche à l’université d’Arkham et spécialiste de cette question : « Croyances et légendes amérindiennes », dédicacé. On y trouve aussi globalement ce qui peut intéresser les PJs à propos des objets et de leurs propriétaires successifs, Harington ayant déjà mené ses petites enquêtes et entrepris de se documenter à ce propos. Les connexions qu’il imagine semblent être l’œuvre d’une personne paranoïaque souffrant d’un excès de rationalisation. (Correspondance troublante entre John Crowley et son ancêtre Sir Crowley de même qu’entre James Richardson et Richard Cœur de Lion, etc. ?) La corbeille à papierLe brouillon chiffonné d’une lettre adressée au professeur Silvens, le suppliant de bien vouloir se pencher sur la traduction des extraits de documents suivants : le parchemin accompagnant le coffre contenant la Main d’Argent, ainsi que l’avertissement. Répondre à cet article |